
Qui n’a pas pesté contre une voiture ou un deux-roues trop bruyant ? Pour réduire la pollution sonore dans notre environnement, l’État va installer des radars antibruit dans les agglomérations. À compter du 1er janvier 2022, ils sanctionneront les décibels des chevaux moteur trop envahissants.
25 millions de personnes gênées par les nuisances sonores
Votre regard a peut-être été attiré par ces radars antibruit accrochés en haut des poteaux et ressemblants à une méduse avec ses bras tentaculaires ? Ce nouveau dispositif vise à sanctionner les propriétaires d’engin motorisé émettant des sons trop puissants. Déjà installés dans des agglomérations, ils sont actuellement en phase test pour pouvoir être homologués et vérifier qu’ils fonctionnent correctement. Ces équipements anti-bruit vise à lutter contre la pollution sonore qui coûterait plus de 156 milliards d’euros par an. Selon une étude menée par l’Agence de la transition écologique et le Conseil National du Bruit (CBN). Ce même rapport estime à 25 millions le nombre de personnes impactées par les nuisances sonores avec des répercussions plus ou moins grave sur leur état de santé et l’économie.
Coût de la pollution sonore : 156 milliards d’euros par an
Si l’article R318-3 du Code de la route précise que « les véhicules à moteur ne doivent pas émettre de bruits susceptibles de causer une gêne aux usagers de la route ou aux riverains », l’installation des radars anti-bruit en ville répond à un souhait du gouvernement. Celui-ci se réfère au Code de la où l’article R1336-5 portant précisément sur les dangers d’un bruit excessif pour la tranquillité des habitants et leur santé. Troubles du sommeil, maladies cardiovasculaires, stress sont les effets directs des nuisances sonores. Le bruit est un fléau devenu enjeu de santé publique. Les transports routiers seraient le premier responsable, puisqu’il occasionnerait 51,8 % du coût total engendré par ce phénomène. Sans compter des préjudices économiques causés sur les biens riverains qui se trouvent dévalorisés par un excès de bruit environnant.
Radars antibruit généralisés en France
Les radars antibruit sont actuellement en phase test jusqu’en avril 2022. Passé ce délai, ils entreront en action. En attendant, le gouvernement prépare un décret où seront précisés les seuils de bruit autorisé ainsi que le montant des verbalisations. Les radars « méduse » tels qu’on les surnomme en raison de leur forme, sont équipés d’une caméra à 360° et de cinq micros permettant d’enregistrer la provenance du son et la plaque d’immatriculation. Si les voitures sont les premières concernées par ces nouveaux dispositifs, les motos sont également visées tandis que le bruit n’est pas un motif de contre-visite pour le contrôle technique. Pour les motos, les pots sans chicane ou non homologués seraient sanctionnés ainsi que certains types de pots d’échappement en fonction de la tolérance acceptée.
Liste des villes avec radar anti-bruit
En attendant d’en savoir davantage sur les choix pris par le gouvernement, les usagers vont pouvoir expérimenter l’efficacité des radars anti-bruit dans ses huit villes :
- Paris
- Nice (06)
- Toulouse (31)
- Rueil-Malmaison (92)
- Villeneuve-le-Roi (94)
- Bron (69)
- Saint-Lambert (78)
- Saint-Forget (78)